J'empreinte la célèbre route des épices qui rejoint Pétra et qui traverse le wadi Musa est grandiose. Cette ancienne mer assèchée a été travaillée par les vents et les pluies et donne un panorama sans équivavalent. Pétra, avec ses 800 monuments d'époques nabatéenne (3ème siècle avant J.C), romaine et édomite est l'un des plus beaux sites du Moyen-Orient que l'érosion a façonné au fils des siècles. Entre le IVème siècle avant J.C et le 1er siècle après J.C, la prospérité de Pétra est due au commerce des nomades nabatéens. Les caravanes transportant l'encens, la myrrhe, les aromates, l'or et les pierres précieuses qui passent par l'incontournable Pétra, viennent de l'Arabie Heureuse (Yémen) pour se rendre en Egypte.
Un siq, long canyon de 1,2 km avec des parois de 100 mètres de haut, conduit au "treasury" ou mausolée Al Khazneh construit sous Arétas III. Je commence à réaliser à partir de cet instant l'importance de cette ancienne ville.
Le treasury est un curieux mélange de croyances. La statue centrale est la déesse égyptienne Isis. La statue d'Aphrodite est une divinité grecque. L'aigle qui symbolise les âmes au ciel est une croyance de Mésopotamie.
Au delà de cet ancien tombeau royal, probablement celui d'Arétas IV (1er siècle), l'ancienne capitale des Nabatéens apparait comme une immense nécropole située dans un immense cirque où la roche gréseuse ocre rose est veinée de rouge, de blanc,de mauve et de bleu. Ces couleurs se contrastent aux levers et aux couchers du soleil. Hélas, l'érosion altère les superbes monuments de Pétra déjà bien secoués par les séismes.
Wadi Musa est la ville contemporaine de Pétra pourvue d'hôtels et de restaurants qui accueillent les voyageurs. Dans cette ville, avec ma coéquipière, nous avons un penchant pour l'excellent et nouveau restaurant Al Arabic.


 
Le théâtre nabatéen de 7000 places date du 1er siècle et fut construit par Arétas IV.
  Le tombeau corinthien juste avant le tombeau à étages associe les styles hellénistique et nabatéen et date du 1er siècle.
 
  Le tombeau à l'urne du 1er siécle fut transformé en église byzantine au Vème siécle. Son fronton triangulaire rappelle le style égyptien.  
 
Le tombeau à étages impressionne avec sa grande façade.    
  Le cardo maximus du IIème siècle reste encore partiellement pavé et témoigne de l'époque romaine.  
Le Qasr el Bint ou le palais de la fille du pharaon fut édifié en grès revetu de stuc au 1er siècle avant J.C. par les nabatéens.  
Le temple d'El Deïr (45 mètres de haut et 50 mètres de large) est isolé dans les hauteurs. Une heure d'ascension m'amène à ce grand monument. On l'attribue à la salle de culte d'Obodas 1er.
 
 
La randonnée au delà du temple d'El Deir est exceptionnelle. Les montagnes roses changent de couleurs au fur et à mesure que le soleil et les heures passent. Les ravins traversent les massifs de granits, de grès et de porphyres. Le panorama sur le wadi Araba est grandiose.
 
 
Le jebel Harun ou mont Aaron est un autre "trek" d'une journée. Notre ascension est soutenue sur un sentier qui serpente à travers la montagne pour arriver à 1396 mètres d'altitude. A l'arrivée le sanctuaire domine le Wadi Araba et le monastére. Le panorama est grandiose. Il est possible de bivouaquer au sommet. Les policiers qui surveillent la région nous sont hospitaliés et sympathiques.
La cité rose est fascinante et va continuer à faire rêver les poètes, les chercheurs et les écrivains voyageurs.


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