La Corse, région de France, pays, malgré tous ses paradoxes est une très belle île. Mille kilomètres de côtes dont très peu en définitive bétonnées. L'île compte 310 000 habitants dont une population vieillissante.
 

Ajaccio, la vieille ville est concentrée autour du cour Napoléon. A proximité de la cathédrale, un mémorial est dédié à l'empereur et ses frères. Nous avons un penchant pour l'église des pêcheurs en ce jour d'ouverture des monuments.

 
Après une belle promenade dans la citadelle, la D111 longe la mer et nous conduit aux îles sanguinaires.

Les îles sanguinaires avec une vue sur la tour Pirata et le semaphore des grandes sanguinaires. Notre première approche se fait par bateau et une deuxième par la voie terrestre. Quatre vingt cinq " torre " ou tours génoises furent édifiées entre le XIVème et le XVIIème siècle.



Nos vélos sont réglés mécaniquement et nous pouvons donc rouler sur la côte en direction de Cargèse pour stopper dans le village de Calcatoggio pour la nuit. Le camping Liscia nous accueille.

Le village de Calcatoggio est accessible après quelques kilomètres de côtes qui me conduisent dans les hautes terres dominant la mer. La redescente sur le deux roues à travers le maquis jusqu'à Tiuccia dévoile de magnifiques paysages.


Un pêcheur à Sagonne finit de ranger ses filets.


De la pointe de Molendino jusqu'à Cargèse, la " voyageuse " file sur la route.


 

Cargèse la grecque doit son surnom à une immigration des Grecs fuyant l'empire Ottoman en 1676. La petite église catholique grecque de rite oriental est décorée d'icônes. La seconde église possède de belles peintures murales.
Un escalier et une ruelle serpente et descend jusqu'au port. Quelques restaurants dont un carbonisé attendent les clients.

 


 

Vico et son monastère nous accueille le temps d'un repos.


Cristanacce et le GR20, beaucoup de cochons sur la route et cela nécessite de la prudence dans les descentes.


La forêt d'Aïtone.


Après le col de Vergio avec une vue sur le lac Ninu, Evisa est une de nos haltes prolongées en Corse. D'ici, même si notre physique est mis à rude épreuve, de nombreuses randonnées pédestres et cyclistes nous enchantent. A Evisa, notre bivouac installé sur un promontoir rocheux près des châtaigniers, domine les montagnes entre la forêt d'Aïtone et les gorges de la Spelunca. Il domine également le village et le golfe de Porto plus loin.

Ici, c'est la Corse profonde, la Corse secrète. Les environs sont intéressants pour les adeptes de la randonnée.
Punta Scopiccia avec la forêt de Val du Nielu.

Albertacce, au coeur du Parc naturel régional, coule le Golo.


Calacuccia est une zone granitique. De nombreuses balades sont à faire dans le secteur. Entre Calacuccia et Evisa, le GR20 nous permet d'accèder à une flore endémique. Les anciennes voies, les sentiers Mare a Mare ou les chemins rejoignent le GR20 et relient les hameaux.


Lozzi


Notre ascension au Monté Cinto nous prend quelques heures sur une randonnée de 18 kilomètres tracée par le GPS. Au pied du Monté Cinto, du Capu Ciuntrone (2656 mètres) et de la Punta Sellola (2592m) le refuge Ercu, non gardé, a été édifié comme camp de base à 1167 mètres d'altitude. Le vent vient de se lever. Les aigles royaux nous survolent et nous observent.

Le village d'Ota juste avant Porto dans le parc régional de Corse. Autour, c'est un panarama exceptionnel et une belle descente à vélo jusqu'à la mer.


 
 

23 kilomètres séparent Evisa à Porto. Une belle descente et 900 mètres de dénivelé indiqués par mon compteur. Après une visite de la marina de Porto, bondée de touristes du 3ème age en ce mois de septembre, nous décidons de grimper jusque dans les calanques de Piana. Porto a beaucoup changé depuis mon dernier passage des années 80. Le village est encore plus bétonné et l'exploitation touristique est omniprésente.
Le golfe de Porto est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1983. Il comprend la réserve de Candola, les calanques de Piana et le golfe de Girolata.

 


A Porto, notre bivouac sur la terrasse panoramique du Camping Sol et Vista domine le coucher de soleil sur le golfe et la tour génoise.
En fin de journée, le soleil illumine les calanches et fait ressortir la couleur rose des roches et des falaises de porphyre rouge. Le tout contraste avec le bleu de la mer.
 

Dans les calanques de Piana, la forêt de Piana est très prisée par les touristes.

 

Piana est sans aucun doute l'un de mes villages préférés en Corse. Pour moi, elle rivalise avec Evisa, quelques villages au sud de l'île Rousse et d'autres dans les hauts de la côte Est. Il est classé par l'association " plus beaux villages de France ".



Port et plage de Ficajola


 

Au Capo Rosso, nous délaissons nos vélos pour randonner à pied sur la presqu'île. Le sentier n'est pratiquable qu'avec de bonnes chaussures jusqu'à la tour génoise qui pourrait faire office de phare.

 


Le Golfe de Girolata, la réserve de Scandola, la plage de Tuara et Osani sont observés du col de la Croix. Les falaises déchiquetées et les orgues de pierre volcanique se succèdent.


En poursuivant sur la côte, après le col de Palmarella, une belle descente nous conduit à Galéria.


 


 
 

La mauvaise petite route côtière serpente jusqu'à la pointe de la Revellata qui annonce Calvi. Une porsche noire en excès de vitesse manque de nous renverser. Le chauffeur est sans scrupule.
Dans le cité ocre de Calvi, une commémoration militaire attirent un grand nombre de touristes. La cathédrale Saint-Jean-Baptiste est magnifique et les ruelles de la citadelle sont pleines de charme.

 

Lumio domine la baie de Calvi.



 
 

L'île Rousse est une station balnéaire très touristique dans la Balagne. Nous n'osons pas imaginer les périodes estivales. La place Poali est bordée de cafés et de terrasses ombragées par des platanes.

 


 

De l'île Rousse à Corbara la route est sinueuse et grimpe vraiment.
Le couvent Saint-Dominique de Corbara domine les environs et en particulier le village de Pigna. Il fut fondé en 1456 et reconstruit au XIXème siècle. Une communauté de frères Saint-Jean habite ici dans ce cadre magnifique.

 

 

Pigna est un village phare avec une expérimentation sociale et culturelle. Les ruelles sont typiques.


Aregno est un vieux village à flanc de colline. Son église romane d'époque pisane date du XIIème siècle.


 

Saint-Antonino est un petit village classé. Au rythme où vont les choses, la visite du magnifique village va devenir payante.


Avapessa nous accueille quelques temps dans une corse authentique et calme. Notre errance dans les prairies d'oliviers nous procure un peu de repos.


Muro


Feliceto est un village typique qui vaut le détours à 350 mètres d'altitude et 14 kilomètres de la mer.


 

Speloncatu est notre coup de coeur. Ici, seulement 270 habitants qui vivent essentiellement d'élevage et d'oléiculture. Si le charme de ce village existe, il en conserve également son authenticité, son accueil. Pas de racket de parking payant pour les gens motorisés. Une petite place principale avec un bar restaurant, une petite boulangerie, une église avec son campanile et autour des ruelles et des maisons accrochées à la montagne. Le village doit son nom aux grottes creusées dans le sol.

 
 

 

Belgodère accroché sur son piton rocheux qui signifie " beau plaisir ". L'endroit est effectivement plaisant avec ses oliveraies accrochées à flanc de montagne et ses vergers parfumés. Sur la place, l'église Saint-Thomas date du XVIème siècle.


Le Col de Colombano à 692 mètres nous permet de rentrer dans les terres et rejoindre les montagnes corses.
 

Corte est une ancienne ville fortifiée construite sur un piton rocheux. La citadelle ne se visite pas. La ville basse est plus récente.

 
 

Col de Vizzavona sur le GR20. Ici, la haute vallée de Gravona préservée se prête à de nombreuses randonnées à pied et à vélo. Pour nous c'est un bivouac à 860 mètres d'altitude bien mérité avec un voyageur à vélo et un couple de randonneurs. Une nuit pluvieuse.
Les pointes Migliarello, Laccione et Feniccia sur lesquelles s'accrochent les nuages.

Les crêtes sur le site de Bocognano.


L'élevage de porcs est une des spécilités de la Corse. Cependant, il ne resterait qu'une petite centaine d'éleveurs de vrais cochons corses.


Bastelica, une habitante du village nous déconseille de partir dans les montagnes à cause du mauvais temps.


Gorges du Prunelli, la petite route est étroite et les voitures peinent à se serrer.


Punta Renoso, Punta Aculone et Punta Tirolello. Le beau temps est revenu et les conditions méteo sont favorables mais pour combien de temps ?

Lac de Tolla

Porticcio nous fait fuir car trop bétonné et trop balnéaire.
Je me laisse dire que Propriano passe de 3000 habitants l'hiver à 20000 l'été.

Propriano, le port s'est étendu et depuis mon dernier passage dans les années 80, les petites maisons de pêcheurs ont disparu à l'exception d'une et les petits bateaux de pêche sont peu nombreux.


La route de Propriano à Sartène a été refaite et est dangereuse en vélo au regard de la vitesse des véhicules qui circulent dessus. Sartène n'est plus la petite ville d'autrefois qui rend notre étape plus courte que prévue. Le dénivelé est important sur une distance de 14 kilomètres. La vieille ville de Sartène est un ensemble de ruelles pour touristes avec des boutiques de souvenirs les unes à côté des autres.
Le cap de Roccapina avec la tour et le rocher du Lion.

Capo Difeno



 
 
 

Bonifacio domine le superbe site marin des " bouches ". Les falaises naturelles de calcaire et de granite ont été érodées. La ville esr ventée. La ville conserve beaucoup de charme mais en 15 ou 30 ans (nos derniers passages) de nombreuses constructions ont agrandi la ville.

 
 

Porto Vecchio, notre hébergement est à proximité de voyageurs cyclo à destination de l'Iran. Nos échanges sont hélas brefs.



La piste cyclable de Porto Vecchio à Pointe de la Chippa est inondée à cause de récente pluie. Nous roulons sur une partie de la N198. A la fin de l'été, la plage de Polombaggia est remplie d'algues.

La côte est aujourd'hui parsemée de belles propriétés qui assurent une villégiature à leurs propriétaires.
Le barrage Ospedale Ritinuta di u Spidali a fait naître un ravissant lac artificiel.
 

Zonza est un authentique village étape pour randonner dans les aiguilles de Bavella.




 
 
 

Bavella. Le col de Bavella est à 1218 mètres d'altitude. Cela grimpe sur plusieurs kilomètres avant et après Zonza. Je me souviens avoir parcouru au pas de course le GR20 dans les années 80, quelques années après la création du parc. Les montagnes sont couvertes par endroit de cèdres, de sapins et de pins.

 
 
 

Le route redescend vers Solenzara. Il nous faut être prudent car certains bolides du tour de Corse roulent à gauche.

Solenzara, aujourd'hui se déroule une compétition bruyante et polluante de hors-bords.

Nous traversons la région de Castagniccia et de la Casinca.
 
Santa Lucia transformée au XVIIè siècle en église baroque aujourd'hui classée.

Venzolasca, le village conserve les traditions ancestrales. Il est construit sur une crête au dessus de deux vallons et me remémore ces littératures lues jadis sur les terribles vendettas des clans familiaux des villages corses. Ici, en particulier, deux familles se sont terriblement affrontées à la fin du XIXème sicècle.

 

 

Loretu di Casinca, un villageois nous accompagne et nous conte le village d'Antan et sa désertification actuelle dûe aux migrations rurales vers les grandes villes, le continent ou l'étranger.
C'est l'architecture traditionnelle du village corse avec une place ombragée. L'église baroque Sant' Andria date de 1760. D'ici, au delà des toits de pierre, nous apercevons les côtes italiennes. On se sent mieux dans ce village où les locaux viennent discuter et c'est plus agréable que de lire " Vous n'êtes pas chez vous ! ".

 
La fontaine-abreuvoir monumentale est imposante.

Olmo


Oletta



 
Notre bivouac de Patrimonio prèsde Saint-Florent.

Saint-Florent, nous restons quelques temps à Patrimonio, région de vignes pour explorer les lieux. Les randonnées du littoral sont parfois impossible en mountain bike en particulier celle de l'anse Fornali. Si l'antique cité romaine est très balnéaire, le début de l'automne est calme. La citadelle classée aux Monuments historiques fut édifiée au XVème siècle.

 
 


La traversée du désert des agriates se fait sans saccoche et avec un vélo allégé sur des pistes rocailleuses, sableuses avec des ornières suite aux récentes pluies diluviennes. Le beau temps n'est toujours pas au rendez-vous. Après le village de Casta, la piste de Saleccia traverse le vaste maquis dans ce territoire préservé en longeant le Monté Jenuva.


 

Nonza, les mausolés familiaux sont édifiés traditionnellement en front de mer. Le village conserve ses anciennes maisons aux toits de lauze.

 

Canari, une barque et vraisemblablement un fumoir à poisson.


Minerbio déclare 25 habitants l'hiver et une petite centaine l'été. Seuls les vieux restent au village à l'année.


Pino


Morsiglia compte certainement encore quelques anciennes demeures aux toits de Tejhge (pierres plates en shiste).


Cet ancien couvent de l'Annonciation de Morsiglia fondé au XVème siècle s'est agrandi au fil des siècles.



 

Centuri, l'hôtel de la jetée nous héberge. L'un des derniers ports de pêche replié sur lui-même, authentique et cependant ouvert aux voyageurs avec ses hébergements et ses restaurants.


Le Cap Corse est sauvage avec des superbes panoramas et du relief. Depuis Pino, j'ai rencontré deux sympathiques cyclistes suisses. Nous parcourons le nord de l'île ensemble.

Barcaggio avec en arrière plan l''île de la Gariglia.


Le couvent de Granaggiolo comme celui de Morsiglia a une vue exceptionnelle sur la mer méditerranée. De Barcaggio 7 kilomètres de montée sur une route sinueuse permettent de dominer le couvent et la mer.


A Macinaggio les bateaux de plaisance côtoient les quelques derniers petits bateaux de pêche.

Le Cap Corse est l'une des parties sauvages que nous préférons. Avant Bastia, le petit village de Pietracorbara nous accueille. Il est bien protégé des agressions du modernisme comme le cap en général.
 
Ancienne citadelle
Vieux port

Bastia, ses quartiers pittoresques comme le vieux port et son ancienne citadelle voient une ville qui se restaure tranquillement.

 
 
Place Saint-Nicolas



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Aulne odorant observé en aval de la face Est du Monté Cinto
Genèvrier nain du Monté Cinto
Hellébore corse
Le chêne liège