BOLIVIE

Quelques semaines après la réception d'une map monde ancienne au format carte postale, c'était mission accomplie, je m'envolais pour Santa Cruz.
Ce matin dans les rues de Santa Cruz, des campas, descendants des anciens colons hollandais- allemands sont en ville. Ils sont vêtus de chapeaux noirs et leurs femmes portent des robes sombres. Ils vivent en communautés.
La campagne après Santa Cruz en direction des missions est très verdoyante. Les campas sont pour la plupart des exploitants agricoles dans ces greniers de la Bolivie. La Chiquitania est cette région des missions jésuites de Chiquitos. L'autobus stoppe aux péages routiers et lors des contrôles de police. Beaucoup de Marientas bordent la route. Des Chiquitos à cheval mènent les boeufs aux champs. Le bus franchit le San Pablo sur un pont en bois sur lequel la circulation des voitures, des camions et même des trains est alternée. Les jésuites et les missions ont toujours fait rêver.
Dans la campagne autour de San Javier de nombreuses ballades sont possibles. La végétation tropicale est abondante et les chiquitanos sont sympathiques.

 

La mission de San Javier aurait été édifiée en 1692. L'influence du baroque germanique est mise en évidence dans les dessins qui décorent l'entrée et les murs en plâtre. A l'intérieur, les piliers sont sculptés et les retables ouvragés. Ici au 18ème siècle les prêtres venaient évangélisés les indiens.

A Cochabamba l'ascension jusqu'au Christo del la Concordia donne une vue superbe sur la ville de jour comme de nuit.
Ici on a trouvé en 1965 les restes de l'homme de Jayhayco qui aurait aujourd'hui 13200 ans. Ce serait donc le plus vieil habitant d'Amérique du sud.
Cochabamba est une ville très vivante, très animée. Sur la plaza Catalayutud il y'a un marché central par spécialité et sur la Cancha, l'un des plus grands marchés boliviens. Il est possible d'acheter entr'autre des oiseaux séchés, des foetus de lamas et diverses babioles.
Sur l'ancienne place coloniale du 14 septembre, la préfecture, la cathédrale, les maisons coloniales s'ordonnent autour d'une square très agréable.
Le bus de nuit roule sur des routes de terre bordant des précipices et me conduit (ou me secoue) jusqu'à Sucre.

Sucre est une belle ville de style colonial espagnol. Les édifices sont construits dans un style baroque. La faculté de droit de la Universitad Mayor Real y Partifica de San Francisco Javier de Chuquisaca est la plus mythique d'Amérique latine. On peut y voir des tracts gauchistes ou des banderolles à l'effigie de Bolivar et du " Che ".
La plaza du 25 Mayo est un square avec une flore tropicale. C'est un lieu où les boliviens viennent converser et se reposer. La terrasse du Plaza Pena de par son emplacement est la favorite des voyageurs.
Le musée universitaire est l'un des plus importants du pays.On peut y découvrir plusieurs salles d'anthropologie se référant aux cultes huriquilla, yura, mojocaye... En plus de différents objets ( os, pierre, bronze, vieux tissus, momies ) on y voit une curieuse collection de crânes incas déformés et trépanés. Dans une autre salle se trouve une splendide collection d'art colonial ( peintures religieuses, marqueterie, meubles peints...)et une intéressante toile de 1758 montrant " la colline riche de Potosi". La section ethnographique renferme une collection de tissus , masques, instruments de musique, artisanat indien....
Le couvent et l'église de la Recoleta dominent superbement la ville.
Si Sucre autrefois Chuquisaca, fut le siège des plus hautes institutions coloniales, aujourd'hui elle est une capitale provinciale où la vie est douce et tranquille.
Le musée Caseron de la Capellaria très riche présente toute l'histoire du textile dans la région de Sucre et développe un programme du savoir faire indien.

Carnet dédié à Nel

tissu Jalq'a